Le stress au travail est perçu comme une véritable souffrance pour les salariés. Leur motivation et leur productivité en sont affectées. Ces conséquences sont lourdes pour l’entreprise tant au niveau de son rendement que du coût des assurances. Au Québec, on recense à 3 millions, le nombre de journées de congés de maladie liés à des problèmes de psychologiques. Le stress au travail représente environ 20 % de la masse salariale dans une organisation. Le stress n’est pas une maladie mais une forte exposition au stress peut engendrer des graves problèmes de santé
D’un point de vue scientifique, l’être humain est un biopsychosocial, nous sommes constitués d’une part bio, c’est-à-dire le patrimoine génétique, la biologie et le corps. L’autre part est psychologique, elle correspond à notre mode de pensée et la manière de nous comporter en société. Notre personnalité, notre éducation ainsi que nos expériences passées vont déterminer notre capacité à gérer le stress. Ces facteurs se regroupent selon trois typologies : la pensée (le mental), l’émotionnel (les émotions) et le passif- réactif (les relations). En général, une personne stressée ressentira un déséquilibre avec l’environnement dans lequel elle se trouve et ses propres ressources ne seront pas suffisantes pour y faire face.
Le degré de sensibilité de chacun peut amener à des situations de stress qui se traduisent par des comportements inappropriés, certains peuvent perdre le contrôle. Dans une même journée, par exemple, vous pouvez passer d’un comportement passif avec votre supérieur hiérarchique à un comportement agressif envers un collègue.
Les indicateurs de stress au travail sont nombreux, ils peuvent se traduire par un niveau élevé d’absentéisme, un turn-over du personnel causé par des démissions et des plaintes, un nombre important d’accidents du travail…
Quant aux facteurs de stress, ils se ressentent au niveau de l’organisation du travail par un dépassement excessif des horaires de travail, une surcharge de travail, des objectifs mal définis ou encore disproportionnés…. En matière de conditions de travail, il suffit d’une mauvais ambiance de travail, d’un manque d’esprit d’équipe, de conflits entre salariés, une promiscuité trop importante pour que les employés soient stressés. Le manque de communication est aussi facteur de stress: l’incertitude de son emploi, une mauvaise communication avec son supérieur hiérarchique…
Pour faire face au travail, il faut veiller à:
- l’amélioration de l’organisation de travail : le salarié doit se sentir à l’aise et bénéficier d’un bon environnent de travail. L’aménagement d’un lieu convivial est nécessaire pour que les employés puissent se retrouver et socialiser. La cuisine par exemple, est un lieu d’échange et de partage. L’organisation d’activités est nécessaire pour renforcer l’esprit d’équipe.
- l’amélioration de la gestion et de la communication interne au sein de l’entreprise afin de permettre aux salariés de participer et de mieux comprendre les enjeux de la compagnie et le rôle de chacun. L’utilisation de réseau intranet est nécessaire avec l’envoi de mails et l’organisation de réunions d’équipe.
- la reconnaissance au travail, un salarié qui est encouragé et félicité de son travail ne sera que plus motivé et performant. Certains pays européens mettent de côté cet aspect, il ne suffit pas de dire les choses négatives, quelqu’un qui sera complimenté de son travail aura tendance à évoluer et se surpasser.
L’étude sur le stress au travail réalisée par la Fondation de Dublin en 2007 constate que les secteurs à risque sont : les services sociaux et sanitaires, l’éducation, l’administration publique, le secteur bancaire, le transport de fret, l’hôtellerie, la restauration et la police selon les sept pays suivants: Danemark, Espagne, Finlande, France, Pays-Bas, Allemagne, Suède. De nos jours, ce sont tous les secteurs qui sont touchés.
La meilleure façon de remédier au stress est de faire un voyage dernière minute et s’envoler vers une destination ensoleillée.




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