Comprendre les troubles musculosquelettiques (TMS)

par Lisa le février 24, 2010

Les troubles musculosquelettiques sont des affections qui apparaissent dans le cadre du travail et en sont directement la conséquence.

Les TMS touchent les muscles, tendons, ligaments, articulations, tissus mous et les nerfs et sont dus à des mouvements  répétitifs, vigoureux ou contraignants. Ils sont la cause des entorses lombaire, cervicale, tendinite, ou encore du syndrome du canal carpien…

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Les TMS représentent aujourd’hui une menace pour les entreprises. Alors que ces affections se forment pendant l’exercice d’une profession, les employeurs sont pénalisés par les coûts des travailleurs immobilisés. Ces lésions sont aussi plus longues que les affections professionnelles classiques et entrainent une perte de productivité importante.
Les personnes touchées par les TMS sont aussi une lourde charge financière pour le système de santé et handicapent lourdement la vie des personnes concernées. Si l’affection est trop forte, l’exercice de cette profession est alors prohibé. Trouver un autre emploi alors que l’on souffre d’une TMS est d’autant plus difficile que l’impact psychologique est non négligeable.

Pour des personnes en situation délicate, la perte d’un emploi et une situation de santé délicate sont parmi les causes pouvant mener à la déclaration de faillite personnelle conséquences.

Développement des troubles musculosquelettiques

Les TMS proviennent des gestes opérés lors de l’activité professionnelle. Ils viennent de l’effort, de postures contraignantes, de la répétition ou du travail statique. Si les emplois à efforts physiques sont davantage concernés, il en reste que personne n’est épargné. Effectivement, vibrations et chocs, ou encore exercer des pressions mécaniques, le froid sont des facteurs à fort pouvoir aggravant, surtout si on les couples au trio durée, fréquence et intensité.

Plusieurs étapes se dégagent dans la formation des TMS.
La première marque l’apparition de la douleur qui n’existe alors que pendant le travail. Elle ne réduit pas la productivité et est réversible. La douleur en elle même est un signal d’alarme qui doit vous amener à réagir.

La deuxième étape marque la persistance de la douleur après la fin de la journée. La douleur s’installant, les capacités de travail se réduisent peu à peu. Pendant des mois, la douleur est une habitude, jusqu’à ce que l’employé consulte et envisage de se soigner.

La troisième étape marque la victoire de la douleur sur le sommeil, l’activité professionnelle et quotidienne. Des séquelles peuvent se créer et la douleur peut éloigner l’employer pendant de longues périodes de son travail.


Comment prévenir les effets des TMS sur la santé des employés ?

La meilleure solution pour lutter contre les TMS est l’optimisation du poste de travail. Adapter la hauteur du plan de travail, fournir les équipements nécessaires aux déplacements de charge et former au levage de poids font partie des pratiques à adopter. Ranger les espaces et améliorer l’éclairage est aussi une façon d’aller vers plus d’ergonomie.

Chaque secteur d’activité est en mesure d’adapter ces notions de base afin de protéger la santé de ses employés et assurer ainsi sa productivité.

Dans chaque entreprise l’analyse de prévention des TMS amènent à étudier les facteurs environnementaux : température, lumière, bruit ou encore matériaux : équipements, outils, personnes, taches, mobilier, produits. Les facteurs humains et psychologiques sont à prendre vivement en considération comme l’horaire, la répartition des taches, la rémunération ou la cadence.

Définir les points problématiques s’inscrit dans une démarche de Qualité pour améliorer les processus et ainsi mettre en place les solutions par ordre de priorité.

Pour les industries impliquant du travail en usine, pour les activités de manutention, il est certain que  les critères seront la préservation de la force de manœuvre alors que les activités de bureau verront un soin particulier apporté à la position, à la vue en raison du travail sur écran

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Drouinaud 02.25.10 at 2:37

Même s’il semble important de sensibiliser l’ensemble de la population à cette problématique prégnante que constituent les TMS, il ne faudrait pas que le message véhicule de fausses certitudes.
Dire que les TMS sont dus aux gestes répétitifs, vigoureux ou contraignants est une simplification outrancière du sujet. Qu’ils résulteraient d’une combinaison de ces trois aspects seraient plus proche de la réalité.
Souligner les nombreux déterminants pouvant générer ces TMS est important, mais ce qui l’est encore plus, c’est de mettre en évidence que ces TMS ne peuvent survenir qu’avec l’association de plusieurs de ces déterminants.
De plus chaque individu à sa propre sensibilité à ces facteurs déclenchant et que la meilleure prévention de ces TMS, ce n’est pas l’optimisation biomécanique du poste de travail (qui en est seulement une étape cruciale), mais bien une optimisation de la situation de travail allant jusqu’à la définition des rapports hiérarchiques.
Bref, il semble regrettable qu’un article sur les TMS et leur prévention, compte tenu du recul que nous commençons à avoir sur le sujet, se limite à une dimension biomécanique.
Nous savons aujourd’hui que l’axe principal de la prévention des TMS s’articule autour des RPS (risques psychosociaux) et que les leviers d’actions sont plus nombreux que les seules améliorations de poste de travail :
Amélioration de la situation de travail avec implication des employés
Formation des employés (montée en compétence, reconnaissance…)
Accompagnement managérial (la hiérarchie comme soutien)
=> Tendre vers un travail source d’épanouissement individuel et générateur de lien social…
Le travail peut être la santé.

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