Les cinq ingrédients d’un déjeuner d’affaires réussi

par Laurence le mai 11, 2009

C’est un fait, les repas d’affaires sont plus rapides qu’avant, moins alcoolisés et plus studieux. D’où l’intérêt de savoir trouver vite le ton juste, et la bonne table. Je vais vous décrire ici les cinq ingrédients à mélanger pour faire de ce déjeuner d’affaires un moment inoubliable pour votre client ou relation de travail et pour…vous, bien sûr.

1 Être clair sur l’objet du déjeuner

Pour commencer, l’invitation à un déjeuner d’affaires ne doit pas apparaître à votre client ou votre relation de travail comme un guet-apens. La personne conviée doit connaître l’objet de la rencontre. En effet, les années 1980-1990 avec leurs déjeuners gargantuesques des années sont révolues. Aujourd’hui, les repas d’affaires se muent en déjeuners de travail. Plus du tout d’alcool ou alors très peu, des plats moins riches, un temps réduit car, il faut vite aller à l’essentiel. Un esprit plus studieux qui ne doit pas pour autant faire oublier que ces rendez-vous conviviaux sont aussi l’occasion d’élargir le champ professionnel en découvrant l’univers professionnel et personnel d’un client ou d’une relation de travail.


2 Surtout ne pas y valider d’affaires

Ce déjeuner ne doit surtout pas être proposé pour valider une affaire, car en aucun cas le client ne doit se sentir redevable. Cela risque de décrédibiliser l’entreprise et les services proposés. Il faut donc que le business soit déjà fait et pas venir parler de partenariat ou d’appel d’offre par exemple. Cela peut en revanche être l’occasion de faire le gobetween. Ainsi, vous organisez des déjeuners pour mettre en relation des collaborateurs et des clients. C’est une manière de légitimer le travail d’un collaborateur, qui aura accès, dans ce cadre détendu et ouvert, à des informations plus confidentielles et donc plus stratégiques. Enfin, les déjeuners permettent aussi de cultiver son réseau et d’échanger avec les experts du secteur : mouvements, nominations, tendances, projets en cours.

3 Choisir un lieu connu et calme

Si des plats trop épicés, une attente interminable après chaque mets, des serveurs maladroits, une ambiance loufoque peuvent alimenter facilement une discussion entre amis, il faudrait avoir en face de soi un client fort amusant pour que de telles situations détendent l’atmosphère… Les cadres rodés aux déjeuners d’affaires privilégient le restaurant de Montréal qu’ils connaissent, afin d’éviter les déconvenues de ce type.
Et le bistrot du coin, bondé et bruyant, est à bannir, bien évidemment !

4 Ne pas brusquer les échanges
Une fois installé à une table agréable, préalablement réservée, il faut «atterrir ensemble». Dans les premiers instants, comme lors de tout rendez-vous professionnel, il faut accompagner la personne. Faire un travail de synchronisation pour sentir dans quel état d’esprit se trouve notre interlocuteur. De quelle humeur est-il ? Comment s’est déroulée sa matinée ?» Il faut privilégier les questions ouvertes et une accroche hors business. Attention en revanche à ne pas trop s’étendre sur les centres d’intérêt annexes.
5 Laisser à l’invité le premier rôle
Amateurs de one-man-show, attention ! Croire que l’on peut sortir du cadre professionnel en adoptant un ton relâché, émaillé de trop d’anecdotes, est une erreur à éviter. S’il s’agit d’un client, il faut saisir le bon moment pour rebondir et évoquer des axes de business qui n’ont pas été abordés lors de rendez-vous professionnels plus formels. Dernier conseil: Attention à ne pas paraître (trop) surbooké. Le client pourrait craindre que les services fournis à l’avenir soient bâclés.

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