Lutter contre le stress au travail

par Lisa le mars 4, 2010

Les incidences du stress au travail sont de plus en plus montrés du doigt et condamnées par la société. De cette notion aux contours assez vagues finalement, se dégagent pourtant des maux et des causes bien réelles : surcharge de travail, manque d’autonomie, décalage entre vies professionnelles et personnelles, conflits… et ce quelque soit la domiciliation d’entreprise. Les douleurs psychologiques qui résultent de ces situations où la pression monte nuisent non seulement à la santé des employés mais concourent également à une baisse de la productivité.

Si autrefois l’entreprise abordait le stress de manière individualisée avec les employés en situations de détresse, l’approche est désormais plus diffuse et généralisée. Depuis les années quatre-vingt a été privilégié une prévention à la source des causes et effets de stress au profit de l’ensemble de l’entreprise.

Les causes du stress

Selon un rapport de Statistiques Canada, le stress serait dû à

  • La surcharge de travail
  • Le manque d’autonomie
  • Le manque de reconnaissance
  • Les conflits
  • Une ambiguïté dans les responsabilités
  • La conciliation du travail et de la vie personnelle
  • Le manque de sens
  • L’environnement physique

Si le stress en entreprise est souvent mal défini, il est aussi souvent mal compris. Parfois associé à des signes de « faiblesse », le stress est alors vécu par la personne concernée comme une tare professionnelle, un défaut de compétences attribuable à un manque de connaissances, de savoir-faire. De ce point de vue, le stress déclenche un sentiment de culpabilité qui ronge et entraîne insomnies, douleurs physiques et mal-être psychologiques. Téléphoner devient un défi, supporter enfants et famille est une épreuve que la personne stressée peine à supporter.

C’est ainsi qu’individualiser l’approche des employés montrant un comportement influencé par un état de tension revient à créer conjointement un sentiment de détresse.

Il faut savoir qu’il est absolument impossible de quantifier les sources de stress, c’est un état général et on ne peut dire qu’une situation familiale va être responsable à 62% alors que le travail lui représentera 20%. Si c’est un état latent, il y a aussi des pointes qui se caractérisent par des manifestations physiques : maux de têtes, de ventre, nausées, anxiété forte, hystérie… Le stress est polymorphe et génère des réactions propres à chaque individu.

Les conséquences du stress

Pour les entreprises présentant un fort taux de stress chez les employés, les conséquences s’avèrent lourdes tant au niveau financier que pour sa réputation, les familles et proches érigeant le travail comme grand coupable de l’état de santé des personnes stressées.

Les entreprises souffrent également du stress, mais c’est les finances qui en ressortent les conséquences. Le premier effet d’une pression trop forte est la baisse de productivité. Alors qu’on parle de « stimulation au stress », de la chère compétence « résistance au stress », il en ressort que la baisse de productivité est un des effets pervers de la hausse du stress de manière générale dans le monde du travail. L’entrepreneur d’une affaire qui est stressé par le lancement de son affaire à la suite de la réception d’une subvention entreprise ne subira pas la même pression qu’un employé avec des objectifs à courts termes.

Le sentiment de cette augmentation est attribué fréquemment à la précarisation du travail, à la mondialisation, ou encore au progrès rapides des technologies de l’information ou au vieillissement de la population.

La seconde grande conséquence du stress est le présentéisme, soit le comportement qui consiste à être physiquement sur son lieu de travail mais d’avoir la tête ailleurs. Ce coût souvent non négligé est par ailleurs estimés trois fois supérieurs aux coûts de l’absentéisme.

L’absentéisme se concrétise en congés maladie et s’accompagne de frais médicaux. Le stress entraine un fort « turn over » ce qui implique subséquemment des frais en gestion de ressources humaines comme l’embauche et la formation de nouveaux membres du personnel.

Si l’on additionne les frais directement liés au stress, on comprend mal pourquoi les gestionnaires ne sont pas davantage conquis par l’investissement en gestion du stress.

Le stress au travail, enjeu politique ?

Si l’on croit la récente affaire qui a secoué le monde du Travail français, oui très certainement, la gestion du stress déborde le cadre de l’entreprise pour venir toucher tant la politique que les questions sociétales. En effet, paraissait sur le site Travailler-mieux une liste noire des actions des entreprises pour améliorer les issues liées au stress au travail. A peine publiée, cette liste se voyait auto-censuré par le ministère du Travail sous la pression des entreprises épinglées par leur statut de mauvaises élèves. Alors que France Télécom est pointé du doigt pour sa politique managériale accusée de nombreux suicides récents.
Bien que surmédiatisées, toutes ces polémiques liées au stress sont lourdes d’enseignements et augurent l’importance majeure des questions liées à la gestion du dans les débats de la société des années à venir.

1

Sabra E 05.06.10 at 11:00

bonjour, en fait j’ai beaucoup aprécié votre article, peut etre car moi mm je bosse dessu, je suis une etudiante en master entrepreneuriat et stratégie PME, et pour mon projet de fin detude jai choisi ce thème, car qlq part ça m tien a coeur, sauf que là je m sui heurté a pa mal d obstacle a savoir les informations suffisantes pour mener a bout mon projet, je dois , daprés mon encadrant intérroger des DRH, et c pa facile de décrocher un rdv avec, So, si vous avez des informations, .. Merci !!

2

Marilyn 02.08.11 at 18:17

Je voudrait savoir qui est Lisa ??Est-ce une Directrice des ressources humaines ou bien autre ?!!

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags HTML et attributs :<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>